Orgue en Algérie .


 

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Ruamonde JORRO à Oran
Chorale Lefevre
Raymonde JORRO à Marseille
Noël Boyer à l'orgue de Sidi Bel Abbès
Les hommes et les femmes du monde de l'orgue en Algérie . (14/04/2009)

Page en cours de rédaction. Elle portera sur les organistes en poste entre 1850 et 1962 en Algérie mais également sur les organistes, facteurs d'orgues ou personnes approchant le monde de l'orgue en Algérie.

" Originaire du Nord-pas-de-Calais, elle s’est installée dès son adolescence à Oran ; après un Premier Prix de piano au conservatoire de cette ville, elle part pour Paris perfectionner son éducation musicale en piano et orgue." Elle fut l'éléve dans les années 1930 notamment de SAntiago RIERA .  De retour à Oran, elle joue sur les orgues de la région : à l'église saint Louis, au Saint Esprit, à la synagogue, à Mascara. En 1950, elle remplace ponctuellement Paul Abubry-Angelier, organiste de la cathédrale. Devenue titulaire de la cathédrale d’Oran, elle fonde et dirige une importante chorale. L'activité musicale à la cathédrale fut intense, l'apparat des cérémonies permettait de jouer les grandes oeuvres d'orgues dans leur intégralité.

"En 1962, l’indépendance l’oblige à quitter l’Algérie pour Marseille où elle est accueillie par son oncle Louis Masson, organiste non voyant de la basilique de Notre-Dame de la Garde. Grâce à l’intervention de Joseph Vidal, organiste en l'église Saint Charles, et à Paul Gueydon, organiste de la cathédrale, auxquels elle vouera une immense reconnaissance et amitié, elle succède, en 1965, à Louise Rougé aux grandes orgues historiques du frère Isnard à l'église Saint-Cannat les Prêcheurs, poste qu’elle conserve jusqu’en septembre 1986."

"Son amour de l’orgue était véritablement passionnel, jouant tout le répertoire de Bach à Alain en passant par Franck Vierne ou Messiaen et mettant sa virtuosité au service de la liturgie" .

" En flânant… au fil des jours et des orgues :

(…) A la cathédrale d’Oran, il y en a un orgue distribué en deux buffets signé Mutin (1918), et qui nous rappelle étrangement l’orgue de chœur du sacré chœur de Paris, avec pourtant, cette circonstance aggravante que, pour remplir cette immense église, l’organier a cru bon de pousser la pression à un point qui déchire les oreilles. Mais ici, un organiste qui à la foi – Mme Jorro - et qui ne désespère pas d’améliorer un jour prochain (plein jeu et cornet à ajouter) , interprète la musique classique et initie les oranais à Pachelbel, Couperin, tout comme Jehan Alain. Il lui faut beaucoup de courage – et elle n’en manque pas – pour imposer Bach en ses auditions de musique religieuse."

Sources : "L'orgue dans la ville " de JR CAIN et Robert MARTIN éd Parenthéses, site de Robert Ramackers, , Revue de l'orgue n° 77 de 1955, corrections apportées par Mme Marie Thérése Jorro  .

Il y avait deux églises à Bougie : Sainte-Thérèse et Saint-Joseph. Dans cette dernière église, la maison Michel, Merklin, Kuhn (facteur d'orgues à Lyon) y avait installé un orgue en 1930. Il se composait de 12 jeux répartis sur 2 claviers et un pédalier à l'allemande.

L'orgue était tenu dans les années 1950 par madame MOUGINOT. En 1961, elle céda le banc de l'orgue à Andrée CARUANA (née LESAGE) qui le conserva jusqu'à son départ en 1965. Son mari, Francis, dirigeait la chorale paroissiale.

L'instrument a été démonté et remonté en 1970 à Saint Georges de Toulon par René Rénevier, mais son état général l'a condamné à être à nouveau démonté. Les tuyaux ont été sauvés et protégés par Michel Colin. La console a été vendue en Italie, le soufflet, le sommier et le buffet, inutilisables, ont été détruits.

( Source : madame Caruana, par le biais de sa fille, présidente de l'asssociation des amis de l'orgue de Luxeuil les Bains )

Né à ANNABA (Bône), Daniel MATRONE, petit neveu du compositeur Giacinto Lavitrano, commence trés tôt l'étude du piano avant de découvrir l'orgue à la cathédrale d'Annaba. Il n'a cessé depuis de pratiquer et de composer pour ces deux instruments. Aprés avoir travaillé auprès d'Yvonne Lefébure (piano), il entre en 1969 au conservatoire de Toulouse dans la classe d'orgue de Xavier Darasse, dont il suit l'enseignement pendant deux ans. Nommé organiste titulaire de la basilique saint-Michel de Bordeaux en 1971, il suit les cours de Marie Claire Alain à Paris. Nommé en 1979 organiste titulaire de l'église royale de Saint-Jean-de-Luz ( Pyrénées-atlantiques), il succéde à Francis Chapelet comme professeur à la classe d'orgue de Talence (Gironde). Devenu professeur titulaire à l'Ecole Nationale de Musique et de Danse des Landes en 1983, il participe l'année suivante à la création des la galerie Ekymose Art Contemporain (Bordeaux) . Nommé en 1986 titulaire du grand-orgue de Notre Dame de Bordeaux, il fonde en 1987 le concours international d'orgue de Bordeaux, dont il est directeur artistique.

Daniel Matrone est depuis 1989 organiste titulaire de l'église nationale Saint-Louis des Français de Rome et conservateur des orgues historiques Merklin de Saint Louis et de la Trinité des Monts.

Il a donné le 26 avril 2007 un concert à Notre Dame d'Afrique dont le programme figure à la rubrique "Concerts".

 

 

Noël BOYER , organiste de l'église saint Vincent de Sidi Bel Abbès était un éléve d'André Marchal et de Jean Langlais. Diplomé du conservatoire de Toulouse, il enseignait également le piano et le violon au conservatoire de cette ville. Son épouse et ancienne éléve, Jeanne Boitel, était également organiste à saint Vincent. Un ancien éléve se souvient de son merveilleux sourire et de sa grande sensibilité.

Noël BOYER était le pére de l'organiste Jean BOYER (Sidi Bel Abbès 1948/ Lille 2004).

Jean Boyer à l'académie de l'orgue de St Dié.

Organistes :

Raymonde JORRO , organiste à Oran

Daniel MATRONE, né à Bône.
Andrée CARUANA , organiste à BOUGIE.

Les souvenirs du père VANDEVELDE, aumonier au Val de Grâce à Paris, originaire d'Algérie. Il a joué sur les orgues de Constantine, Annaba, Alger et Oran.

 

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